Pascal Méance

Pascal

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la:matrice : Parle-nous de toi, de ton métier.

Pascal Méance : Après un parcours d’ingénieur-manager dans l’industrie, je suis consultant en management depuis 13 ans. Après avoir appris le métier du conseil dans un cabinet de taille moyenne à Nantes, je me suis mis à mon compte en 2005. Ainsi, depuis plus de 10 ans, j’aide mes clients à améliorer leur compétitivité en transformant l’organisation et l’animation de leurs projets et de leurs opérations.

Mon métier consiste à analyser avec le client, en général un dirigeant de PME, sa problématique (mes projets n’aboutissent pas assez rapidement, ou bien ils n’atteignent pas leur but, … nos livraisons sont trop souvent en retard, nos collaborateurs ont le sentiment d’être débordés, j’ai trop de problèmes concernant la qualité des produits et cela me coûte cher en retouches, …) et à proposer et mettre en oeuvre avec les équipes, sur le terrain, des solutions qui sont pérennes parce que les personnes ont participé au choix des solutions et ont été formées aux outils mis en oeuvre.

Je suis indépendant mais je travaille souvent en équipe, avec autour de moi un réseau de consultants ou de cabinets constitué au fil de mes expériences professionnelles, ce qui permet de répondre à des besoins complexes et/ou représentant une charge de travail importante.

Je tiens à conserver le sens du terrain, c’est pourquoi je veille à équilibrer mon activité de consultant avec une activité de manager de transition, ou d’interim manager, qui consiste à assurer pendant quelques mois une fonction de management opérationnel dans une entreprise, en attendant un recrutement ou le retour d’un manager empêché.

Je donne également un cours de management de projets industriels à l’ESLI (Ecole Supérieure de Logistique Industrielle) de Redon, et j’accompagne les étudiants dans leurs stages en alternance dans les entreprises de Bretagne.

la:matrice : Comment as-tu connu la:matrice ?

Pascal Méance : Je suis en relation sur Twitter depuis plusieurs mois avec Ludovic Arnold qui porte ce projet et me l’a présenté. Le projet était dans une phase de conception, je suis content de le voir maintenant entrer en phase de lancement.

la:matrice : Avais-tu déjà entendu parlé du principe du coworking ?

Pascal Méance : Oui, je tiens une veille professionnelle assez large sur les modes d’organisation du travail et notamment les modes collaboratifs, et j’ai suivi avec intérêt les projets de coworking, comme par exemple les « Cantines Numériques »…

la:matrice : Qu’est-ce qui te plaît dans ce concept ?

Pascal Méance : Les technologies numériques (et la pression économique sur la « flexibilité » des emplois et ressources, mais c’est un autre sujet !) favorisent l’émergence d’un nombre toujours plus grand de travailleurs et d’entrepreneurs indépendants. Le concept de coworking présente à mon avis à ces acteurs deux apports majeurs bénéfiques:
La mise à disposition, pendant qu’on travaille sur ses propres sujets, de compétences complémentaires permettant de répondre rapidement à un problème, de combler une lacune,…
La mise en réseau de ces travailleurs et entrepreneurs, qui évite l’enfermement et la solitude, permet l’échange entre pairs, et constitue progressivement un écosystème local dynamique, favorable au développement de ces petites entreprises.

la:matrice : Comment envisages-tu le coworking et ton activité, qu’est -ce-que ça peut t’apporter professionnellement, personnellement, etc. ?

Pascal Méance : Quand je suis sur une mission, je travaille chez mes clients. Une bonne part de mon activité commerciale se fait également chez mes prospects. J’ai également une activité importante de veille, technique et stratégique, et je passe du temps de conception d’offre et de projets en avant-vente, ainsi qu’un peu (toujours trop !?;) de gestion. Pour ces activités, j’ai un bureau, que j’ai installé dans une annexe de mon habitation, et j’y travaille seul. J’y passe en moyenne entre 20% et 40% de mon temps, selon le volume de mes affaires.
J’essaie toujours de conserver du temps pour des activités informelles de réseau. Dans ce cadre, j’envisage le coworking sur un rythme de 1 voire 2 jours par mois, qui pourrait convenir à mes travaux de conception d’offre, pour bénéficier de points de vue différents et pourquoi pas travailler sur des projets ciblés avec des membres qui disposent de compétences qui pourraient m’être utiles professionnellement.
Personnellement, c’est la rupture de l’isolement qui est le plus gros apport, et aussi – si cela se présente – la possibilité de recevoir des signes de reconnaissance hors de tout rapport marchand.

Pascal Méance – Consultant en management

http://www.avelmorpilotages.fr

@PMeance