2012 octobre

Elodie

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la:matrice : Parle-nous de toi, de ton métier.

Elodie Chatelais : À la fin de ma licence de Littérature et civilisation Anglo-Saxonne, j’ai postulé dans quelques agences de traduction, mais toutes m’ont répondu que je n’avais pas l’expérience nécessaire. J’ai donc décidé d’acquérir cette expérience par moi-même, et cela fait maintenant quatre ans que je suis traductrice  (de l’anglais vers le français) indépendante. Dans le domaine de la traduction, mieux vaut se spécialiser si l’on ne veut pas traduire des documents qui ne nous inspirent pas, ou qui ne correspondent pas à nos valeurs ; je me suis donc orientée petit à petit vers la traduction dans le domaine des sciences humaines, tout en traduisant de temps en temps des documents plus généraux.

la:matrice : Comment as-tu connu la:matrice ?

Elodie Chatelais : La première fois que j’ai entendu parler de la:matrice, c’était sur Twitter, où l’on (@oOBaN0o pour être précise) m’a appris que Ludovic Arnold (@NkL4) travaillait sur un projet d’espace de coworking, ce qui m’a tout de suite intéressée !

la:matrice :  Avais-tu déjà entendu parlé du principe du coworking ?

Elodie Chatelais : J’ai découvert le principe du coworking il y a quelques années via le site zevillage.net. Depuis l’an dernier (je dirais), de nouveaux espaces apparaissent régulièrement dans bon nombre de villes du monde entier – nous assistons donc à la naissance d’une alternative réelle au salariat ou à l’isolement du freelance, c’est enthousiasmant !

la:matrice : Qu’est-ce qui te plaît dans ce concept ?

Elodie Chatelais : La fin de ma réponse à la précédente question illustre plutôt bien ce qui me plaît dans le coworking, mais c’est un peu succinct, n’est-ce-pas. Hormis cela, ce que j’aime dans le coworking donc, ce sont les rencontres, les discussions, le partage, et aussi le fait que l’on puisse rencontrer un client sans avoir à l’accueillir chez soi en pyjama. Selon moi, le coworking est avant toute chose un puissant outil de réseautage, une extension physique des réseaux sociaux virtuels fréquentés par des personnes désireuses de changer d’environnement de travail, d’enfin rencontrer les freelances qu’elles côtoient régulièrement sur Internet (#oupas), et de monter des projets en commun autour des valeurs que l’on partage.

la:matrice : Comment envisages-tu le coworking et ton activité, qu’est -ce-que ça peut t’apporter professionnellement, personnellement, etc. ?

Elodie Chatelais : Cette question est un peu compliquée à mes yeux, car le coworking est une pratique trop récente pour que l’on puisse avoir du recul et évaluer son impact sur le long terme, mais je n’ai aucun doute sur le fait qu’il sera positif ! Selon moi, le coworking, c’est la rupture de l’isolement, un moment de convivialité durant lequel on peut faire connaissance, échanger, de s’entraider et de travailler. Je n’ai jamais travaillé en entreprise ou en agence de traduction, le coworking constitue donc un prétexte pour sortir de chez moi et voir du monde, et c’est une petite révolution dans ma vie, que ce soit d’un point professionnel ou personnel !

Elodie Chatelais – Traductrice indépendante

http://traduction.pokapok.net/

@ElodieChatelais

De passage au Hub de Prague

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Nos amis @Kprolls et @LeAlesk ont pris quelques jours de congés pour visiter Prague et nous rapportent un très beau souvenir.

Visite guidée du Hub Praha, espace de coworking haut en couleurs !

De passage à Prague, nous cherchions un moyen de faire connaissance avec les locaux. Alex a proposé d’adresser un tweet au Hub Praha, l’un des espaces de co-working de la capitale tchèque. Les bureaux étant situés à deux pas de notre hébergement, nous avons décidé d’y passer, histoire de ramener quelques idées à notre ami Ludo.

 Arrivés au Hub Praha, Elenka, jeune pragoise dynamique aux habits colorés et aux cheveux courts, nous accueille. Elle nous propose une visite guidée des locaux situés dans une ancienne imprimerie réhabilitée en bureaux. Elenka nous explique que l’espace de co-working est né de l’initiative de deux porteurs de projets dont les valeurs s’inscrivent dans la solidarité et le partage. Elle illustre son propos en nous montrant une photo : celle d’un groupe de co-workers du hub venant de recevoir un prix du gouvernement pour un projet d’aide au logement et à la réinsertion des sans-abri. Immédiatement, l’esprit des lieux nous séduit.

 Nous commençons la visite du premier étage par le hall d’accueil. On y trouve les boîtes aux lettres des entreprises domiciliées au Hub, les petites annonces, le calendrier des évènements et le tableau des 292 adhérents avec leur photo et la description de leur activité. Des co-workers y saluent des clients qui viennent d’arriver et leur proposent un café.

Plus loin, nous passons devant l’inscription des 7 principes de l’économie sociale, puis nous arrivons dans le lumineux espace de travail partagé, de style industriel. Hébergé sous plus de 5 m de plafond, il est bordé de baies vitrées donnant sur les toits de l’ancienne usine. Les places ne sont pas attribuées et chacun s’installe à son gré. Certains pianotent sur leur clavier les yeux rivés sur leur écran, d’autres échangent avec leur voisin. Contre le mur du fond, de petits casiers en bois munis de cadenas servent de rangements permanents pour ceux qui souhaitent y entreposer leurs effets personnels.

Un séminaire est en cours dans l’une des trois salles de réunion vitrées qui jouxtent l’espace commun.

A l’étage, des bureaux attribués et des espaces privatifs plus confidentiels permettent de s’isoler pour accueillir des clients ou passer une communication. Elenka nous explique que certains membres préfèrent travailler chez eux et viennent au Hub surtout pour accueillir leurs clients dans un cadre à la fois professionnel et détendu.

Lorsque les co-workers ont besoin d’un brin de caféine pour stimuler leur créativité, ils se dirigent vers le bar de la cafétéria. Boissons chaudes, snacking et sandwichs y sont proposés en libre accès. Elenka propose de nous y offrir un café que nous acceptons volontiers. Alex est aux anges : le paiement du café s’effectue grâce à un système NFC. Il live-tweet et partage les infos en direct avec Saint-Brieuc pendant que je prends des photos.

Petit détail écolo, à la sortie de la cafet’, je remarque une boite en bois peinte en vert : c’est le composteur du Hub. Comme à Saint-Brieuc, les co-workers tchèques sont soucieux de la gestion durable de leurs déchets !

Côté détente, le Hub Praha n’est pas en reste. Les jours de grisaille, ses membres peuvent s’étendre sur les Fatboys de l’espace de repos, les orteils dans le gazon synthétique mais, par beau temps, ils préfèrent se diriger vers la terrasse située sur les toits de l’imprimerie. Ipad et plants de tomates y cohabitent avec succès.

La visite est terminée. Nous saluons Elenka et repartons riches d’idées et d’envies pour le projet briochin. A défaut d’imprimerie, dans une ville au passé industriel comme Saint-Brieuc, il y a forcément des lieux qui demandent à connaître une deuxième vie !

Un grand merci à eux deux pour cette visite qui agrémente en bonnes idées le projet d’espace de coworking de Saint-Brieuc !

Plus d’infos sur le Hub de Prague